Comment économiser l’eau dans son potager bio

Arrosage de plants dans le potager

Chacun d’entre nous a un rôle à jouer dans la préservation d’une ressource précieuse : l’eau. Et encore plus lorsqu’on jardine ! Avis donc à tous nos jardiniers en herbe : et si l’on faisait des gestes éco-responsables une priorité de notre potager ? Oui mais… Comment se lancer ? On vous y aide !

Règle n°1 : on apprend à connaître son sol 

Bien connaître les caractéristiques de votre sol vous aidera à apporter à votre potager la quantité d’eau nécessaire, de manière raisonnable et consciente. Assurez-vous que votre sol peut retenir suffisamment l’eau de pluie et celle apportée grâce aux arrosages. 

Les sols sableux présentent par exemple de faibles capacités en rétention d’eau. Un apport en matière organique sera donc indispensable (compost, fumier). Au contraire, les sols argileux sont capables d’absorber de très grandes quantités d’eau. Il faudra alors veiller à pallier cette importante rétention d’eau grâce, par exemple, à des billes d’argile ou à l’apport de graviers et de fumier. 

Règle n°2 : on recueille l’eau de pluie 

L’eau de pluie constitue une ressource non négligeable… et économique ! Pour vous lancer dans cette expérience, un récupérateur d’eau sera nécessaire. Le principe ? La pluie qui tombe sur le toit de la maison est directement récupérée, par le biais de vos gouttières, dans le récupérateur. Si l’eau de pluie est inutilisable à la consommation, elle peut tout à fait servir à l’arrosage du jardin. En cas de doute sur la législation et l’installation d’un récupérateur d’eau, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre mairie. 

Vous souhaitez estimer la quantité d’eau de pluie que vous pourrez récupérer ? Rien de plus simple ! Multipliez la surface de votre toit par la pluviométrie annuelle de votre ville ou de votre région. Enlevez 10% au résultat obtenu pour tenir compte des pertes dues à l’évaporation. Vous nous suivez ? Si, par exemple, la surface de collecte est de 100m2, avec une pluviométrie moyenne de 0,65m, nous obtenons : 100 x 0,65 = 65m3 – 10% = 58,5 m3.

Règle n°3 : on réalise un paillage

Pour limiter l’évaporation de l’eau, pensez à pailler le sol de votre potager ! Le paillage consiste à recouvrir votre sol de matériaux d’origine organique ou minérale. Pour maximiser son efficacité, répartissez le paillis au pied de tous vos plants. Le paillis protégera votre sol des rayons du soleil, permettant ainsi de le maintenir humide plus longtemps. Et donc, de réduire le nombre d’arrosages.

Le paillage a également d’autres avantages puisqu’il protégera votre potager des mauvaises herbes et se transformera en humus avec le temps, un élément indispensable pour la fertilité des sols !

Règle n°4 : on adopte les bons gestes d’arrosage

Pour arroser votre potager, privilégiez un système goutte à goutte plutôt qu’un tuyau d’arrosage traditionnel. Ce système vous permettra de réguler correctement la quantité d’eau, en limitant son ruissellement.

Pensez par ailleurs à arroser au bon moment de la journée. Il est généralement conseillé de procéder à l’arrosage le matin ou bien en soirée, lorsque le sol est moins chaud, de façon à réduire les risques d’évaporation de l’eau.

Règle n°5 : on choisit bien ses variétés

Et pour aller plus loin, on sélectionne pour son potager des légumes et aromates peu gourmands en eau ! Par exemple, tournez-vous du côté des légumes-racine, comme les carottes, les panais, les topinambours ou les betteraves. Vous pouvez également vous lancer dans la culture d’haricots ou de pois.

Si vous souhaitez intégrer des aromates à votre potager bio, nous vous conseillons des plantes résistantes à la sécheresse, comme le romarin ou le thym.

Vous voilà désormais prêt à une consommation d’eau parfaitement optimisée !

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